La saison des festivals battra son plein début juillet, et l’un des rendez-vous les plus aimés de l’été parisien revient allumer le bitume. Du 2 au 4 juillet, Fnac Live Paris installe pour la 13e fois sa grande scène devant l’Hôtel de Ville. Et cette année, c’est tout le centre de la capitale qui vibre au rythme d’un line-up généreux, populaire et affûté. Trois soirées, 22 concerts, entrée libre : la musique comme bien public, dans sa version la plus incarnée.
Une scène ouverte à tous les vents
Depuis ses débuts, Fnac Live Paris cultive l’équilibre délicat entre têtes d’affiche, révélations de demain et scènes indépendantes. Cette édition 2025 pousse encore plus loin l’inclusivité musicale : St. Vincent, Air, Eddy de Pretto, Olivia Ruiz, Vladimir Cauchemar, Miossec, mais aussi Baby Volcano, Zinée, Danyl, Camille Yembe, Adèle Castillon, Sublime… Une sélection qui fait dialoguer générations, styles, territoires, sans chercher à lisser les aspérités.
La grande nouveauté de cette édition : l’extension du festival jusqu’à la place du Châtelet, via une avenue Victoria entièrement piétonisée et transformée en “Village Fnac Live”. Au programme : animations, détente, food trucks, rencontres… Un axe de liberté culturelle en plein Paris, à deux pas de la Seine.
Temps forts et scènes croisées
Le 2 juillet, ouverture en douceur avec Dalí, nouvelle voix sensible entre chanson et R’n’B, suivi par St. Vincent, fascinante prêtresse du glam rock, et enfin le duo culte Air, pour un live qui s’annonce comme une traversée rétrofuturiste de la French Touch. Dans les salons, les 70 ans du label Barclay seront célébrés par une constellation d’artistes maison, entre mémoire et création.
Le 3 juillet, le programme fait la part belle à l’émergence : Zinée, Danyl, Camille Yembe, Liv Oddman, Iliona, Solann… Avec en têtes d’affiche Olivia Ruiz, qui revient plus électronique que jamais, Zamdane, poète urbain entre Marseille et Marrakech, et Eddy de Pretto, toujours frontal, toujours dansant.
Enfin, le 4 juillet referme cette parenthèse avec panache. Baby Volcano ouvre la soirée en fusion, Vacra et R2 enchaînent avec leurs vibes urbaines 3.0, puis Adèle Castillon impose son virage solo entre mélancolie et beats acérés. Le moment fort de la nuit sera sans doute la carte blanche à Sublime, collectif qui mélange rap, hyperpop et sons futuristes, avant un final dionysiaque avec Vladimir Cauchemar, le sorcier masqué de la rave.
Un manifeste musical, gratuit et vivant
Avec cette édition, Fnac Live Paris confirme son rôle de vitrine musicale accessible, dans une capitale souvent en tension entre culture grand public et exigence artistique. Ici, pas de hiérarchie, pas de barrières : juste la ville, la musique, et la joie d’un public bigarré qui vibre ensemble.
Et en ces temps de festivals toujours plus chers, Fnac Live fait figure d’exception précieuse. Trois soirées gratuites, en plein cœur de Paris, où les classiques croisent les espoirs, les mélodies douces les machines qui cognent. C’est rare, et c’est pour ça que ça compte.
