Fraîcheur printanière, esprit de tribu et chenin bien trempé : cap sur l’Anjou avec une cuvée à prix doux qui réveille les codes de l’AOC.
Il souffle comme un vent d’insolence sur les coteaux du Layon. Le genre de brise douce et rafraîchissante qui caresse les vignes et remet un peu de mouvement dans les verres. Son nom : Le Petit Dumnacus. Sa mission : réinventer le printemps à la sauce ligérienne. Dans le rôle principal, un 100 % chenin vinifié par une bande de jeunes vignerons aux allures de Gaulois modernes. Leur point commun ? L’envie de faire bouger les lignes… et de redonner du goût à l’Anjou.
Née dans la commune de Saint-Lambert-du-Lattay – terroir traditionnellement tourné vers les moelleux –, cette cuvée assume son twist sec et tonique. « Une explosion d’arômes de fruits blancs, de citron et de fleurs blanches », promettent ses créateurs. Mais plus que le fruit d’un cépage, Le Petit Dumnacus est d’abord celui d’un esprit collectif.
La tribu en marche
Le vin est signé Dumnacus Vignerons, un collectif de 180 vignerons ligériens réunis sous une bannière commune, hommage au chef de guerre qui défia Rome au Ier siècle avant J.-C. Une sorte de résistance pacifique contre la standardisation des goûts, engagée au cœur des vignes, entre Angers et Cheverny. Ici, on parle de terroir avec ferveur, de savoir-faire en famille, et de convivialité comme d’un acte militant.
Membre actif de la coalition Loire Propriétés, fondée en 1872, Dumnacus Vignerons poursuit une double ambition : incarner un certain art de vivre à la française tout en s’ancrant dans une dynamique contemporaine, plus accessible, plus audacieuse. À l’image de cette cuvée joyeusement printanière, qui se boit comme une déclaration d’indépendance.
Fougue en bouteille, prix léger
Proposé à 7,50 € TTC en circuit traditionnel et dans les boutiques Dumnacus à Brissac, Le Petit Dumnacus coche toutes les cases du vin plaisir à partager. Idéal sur des crudités, des salades, ou simplement à l’apéro, il assume un style franc, direct, et sans fioritures. Comme un retour à l’essentiel, sans nostalgie ni passéisme.
À l’heure où le chenin opère un retour en grâce, cette version fraîche et vive rappelle que le Val de Loire n’a pas dit son dernier mot. Et que parfois, pour mieux avancer, il faut savoir faire confiance… aux jeunes tribus.
