Saint-Cernin N°1 2018 : le Bergeracois entre dans la cour des grands

Dans un paysage viticole où l’exigence et le storytelling rivalisent pour séduire des consommateurs toujours plus sensibles à l’authenticité, la Maison Wessman dévoile sa cuvée Saint-Cernin N°1 2018. Présentée dans un flacon noir et or aux codes volontairement premium, cette bouteille pensée pour les fêtes de fin d’année porte une ambition claire : démontrer qu’un terroir discret peut rivaliser avec les grands classiques. Une philosophie que l’on retrouve dans chaque détail du projet, comme le rappelle la Maison dans son communiqué de presse Hiver 2025  .

Un terroir méconnu, une vision assumée

L’histoire débute au début des années 2000, sur les hauteurs du plateau d’Issigeac. Là où affleure une dalle calcaire presque brute, recouverte seulement d’une fine couche de terre arable. Un environnement contraignant, presque ascétique, qui pousse la vigne à aller puiser loin ce que le sol refuse de lui offrir facilement. Résultat : des rendements faibles, une concentration naturelle, et un style singulier.

Le domaine, une dizaine d’hectares seulement, devient alors le laboratoire d’une idée simple mais audacieuse : sublimer le Bergeracois comme on façonnerait un « grand cru » – ambition pleinement revendiquée par la Maison Wessman.

Un assemblage sculpté, un élevage patiemment orchestré

La cuvée N°1 2018 repose sur un assemblage précis : 60 % Merlot, 40 % Cabernet Sauvignon, issus de parcelles argilo-calcaires sélectionnées pour leur capacité à produire des raisins denses et expressifs.

Tri manuel, égrappage méticuleux, fermentations longues destinées à extraire finesse et structure, puis 12 mois d’élevage en barriques neuves de chêne français : ici, rien n’est laissé au hasard.

En déguster un verre, c’est d’abord rencontrer une robe rouge intense, puis un nez ample, oscillant entre fruits rouges à noyau, noisette, épices, touche de tabac et nuance truffée. En bouche, la matière se veut soyeuse, à la fois enveloppante et précise, avec une finale persistante sur la cerise confiturée et les épices douces.

Un vin à apprécier dès maintenant, mais promis à une évolution sur 5 à 10 ans, pour ceux qui savent attendre.

Un positionnement assumé dans l’univers premium

Au-delà du vin, la Maison soigne son image. Le flacon noir et or répond aux codes du luxe discret : présence, élégance, reconnaissance immédiate sur une table de fête. C’est un objet-cadeau, autant qu’un vin de garde.

Proposée au prix conseillé de 49 €, la cuvée se situe dans cette zone d’équilibre où le caractère artisanal rencontre l’ambition haut de gamme.

Quand l’accord mets-vins devient un art de vivre

Pensée pour les moments exceptionnels, la cuvée N°1 2018 s’accompagne de suggestions gastronomiques signées Antoine Beyris, chef de la Maison Wessman par Thierry Marx  :

– Foie gras au torchon, marbré au vin rouge et compotée d’airelles : la rondeur du Merlot répond à la douceur du foie.

– Filet de bœuf sauce Grand Veneur, chocolat, groseilles et purée de myrtilles : une alliance classique mais efficace avec la structure du Cabernet Sauvignon.

– Émulsion de noisette à la flamme, praliné, yuzu et shiso : une proposition audacieuse qui joue sur le contraste entre relief aromatique et fraîcheur.

La signature Wessman : entreprendre autrement

Fondée en 2016, la Maison R. Wessman s’est imposée en quelques années comme un acteur à part dans le paysage viticole français. Entre patrimoine, vision contemporaine et envie de réveiller des terroirs parfois sous-estimés, la maison étend désormais son empreinte du Périgord Pourpre au vignoble des Verdots et jusqu’aux hauteurs de Limoux avec Bugalys  .

Une manière de cultiver une identité : curieuse, ambitieuse, tournée vers la précision et l’exigence.