Le Prix Aznavour 2026 met l’amour à l’épreuve de la fiction contemporaine

Il y a des prix littéraires qui consacrent des carrières, et d’autres qui installent un climat. Fondé par Mischa Aznavour, le Prix Aznavour des Mots d’Amour appartient résolument à la seconde catégorie. Année après année, il dessine une cartographie sensible de l’amour tel qu’il s’écrit aujourd’hui, loin des clichés, au plus près de l’intime.

Pour sa quatrième édition, le prix confirme son ambition : explorer le spectre amoureux du XXIᵉ siècle, ses élans comme ses zones d’ombre, ses fidélités et ses renoncements. Une littérature exigeante, où le sentiment n’est jamais décoratif mais toujours interrogé.

Une sélection 2026 dominée par la fiction

Réunis le 13 janvier à Paris, les membres du jury ont découvert une première sélection qui fait la part belle à la fiction. Dix ouvrages, dix univers, dix manières d’aborder l’attachement, le désir, le manque ou la perte.

« Cette année, les auteurs ont su créer de véritables mondes », souligne le comité, sensible à des récits où l’amour devient matière romanesque autant que terrain d’exploration morale.

La sélection 2026 :

• Adieu Kolyma – Antoine Sénanque (Grasset)

• Aimer – Sarah Chiche (Julliard)

• Aux nuits à venir – Joffrine Donnadieu (Gallimard)

• Le regret des astres – Simon Fulleda (Éditions Quartier Libre)

• Les années bleues – Victor Dekyvère (Rivages)

• Les promesses orphelines – Gilles Marchand (Aux Forges de Vulcain)

• Pâture – Alexandre Lamborot (La Grenade – JC Lattès)

• Quelque chose comme de l’or – Brice Homs (Calmann Lévy)

• Requiem au bord du jour – Vincent Petitdemange (Éditions des instants)

• Une salamandre à l’oreille – Fabrice Capizzano (Au diable vauvert)

Une quête contemporaine de l’amour

Ce qui frappe dans cette sélection, c’est la lucidité du regard porté sur le sentiment amoureux. Ici, pas d’idéalisation : l’amour se dit dans ses vertiges, ses doutes, ses élans parfois maladroits, ses gestes nobles comme ses renoncements. Une vision profondément contemporaine, où l’intime se confronte aux fragilités humaines.

Comme le résume Flavio Nervegna, secrétaire général du prix, ces textes « documentent notre persistance à vouloir comprendre et éprouver ». Écrire l’amour non comme une certitude, mais comme une quête.

En avril, quatre ouvrages seront retenus avant la délibération finale. Le ou la lauréat(e) sera dévoilé(e) le 22 mai prochain à l’Hôtel Particulier Montmartre, date symbolique correspondant à l’anniversaire de Charles Aznavour.

Plus qu’un prix, le Prix Aznavour des Mots d’Amour s’impose comme un rendez-vous littéraire élégant et nécessaire, fidèle à l’héritage d’Aznavour : celui d’un amour des mots, exigeant, vibrant et profondément humain.