Le Tailoring Revisité par LAD

Quand le défilé devient expérience

Chez LAD, le défilé ne se regarde pas, il se traverse. Ici, pas de marche rythmée ni de chorégraphie attendue : les mannequins sont statiques, presque figés dans le temps. Cette absence de mouvement impose une autre temporalité, plus lente, plus introspective. Le spectateur n’assiste plus à un passage, mais à une contemplation. Chaque silhouette devient une œuvre à part entière.

Des corps affirmés, sans genre ni hiérarchie

La scène présentée par LAD efface volontairement les frontières. Les corps, alignés sans distinction, incarnent une vision inclusive et affranchie du genre. Les coupes tailoring, volontairement oversize ou structurées, ne cherchent pas à définir mais à libérer. Le costume n’est plus un symbole de pouvoir, mais un outil d’expression personnelle, porté avec assurance et calme.

Le tailoring réinterprété comme uniforme contemporain

Cravates, chemises rayées, vestes croisées : les codes classiques du vestiaire formel sont détournés avec subtilité. LAD joue sur les proportions, les matières et les superpositions pour créer une silhouette à la fois familière et dérangeante. Le cuir brillant contraste avec la laine mate, le formel dialogue avec le street. Une élégance nonchalante, presque silencieuse.

Une vision contemporaine du luxe

Avec ce défilé immersif, LAD propose une autre manière de présenter la mode. L’immobilité des mannequins recentre l’attention sur les vêtements, les coupes et les matières. L’ensemble dégage une atmosphère maîtrisée, presque silencieuse, où chaque silhouette s’impose naturellement. LAD affirme ainsi une vision du luxe moderne, sobre et affirmée, qui privilégie l’attitude, la présence et le sens plutôt que le spectacle.

Rédigé par Esteban Sautour