Au cœur de la route de l’Ourika, à quelques minutes du centre-ville, The Source Marrakech déploie ses 2,8 hectares de jardins comme une oasis créative. Studio d’enregistrement, arène de concerts à ciel ouvert, rooftop face à l’Atlas, villas privées et retraites yoga : le lieu cultive une dualité assumée entre fête et introspection.
Pour Fresh Mag Paris, Yanis Bargoin a rencontré Stéphane Atlas, directrice générale de l’établissement. Une personnalité haute en couleur, au parcours dense, qui raconte sans filtre son histoire et sa vision de Marrakech.

Stéphane, avant The Source, quel a été votre parcours ?
Je suis parisienne. J’ai fait Sciences Po, l’Institut Français de Presse, puis j’ai travaillé en politique comme chef de cabinet auprès de plusieurs ministres. J’ai aussi évolué dans la communication et le lobbying pendant des années.
Ensuite, j’ai plongé dans l’univers de la gastronomie et des relations publiques : j’ai travaillé avec des maisons prestigieuses, accompagné des ouvertures de restaurants, géré des événements majeurs à Marrakech comme le Festival du Film ou le Marrakech du Rire.
Quand je suis arrivée ici il y a trente ans, la ville était encore confidentielle. J’ai vu Marrakech se transformer, se moderniser, exploser. J’ai ouvert des restaurants, travaillé dans la presse lifestyle et déco pendant plus de quinze ans. Je connais cette ville par cœur.

Comment êtes-vous devenue directrice générale de The Source ?
Laurent Aron Cohen, le propriétaire, est un ami. À l’origine banquier suisse, il est d’origine marocaine et passionné de musique électro. The Source devait être une résidence artistique privée.
J’ai réalisé un audit du lieu. Il m’a proposé de prendre la direction générale pour six mois. Cela fait presque deux ans.
Ce que j’aime ici, c’est que je peux utiliser tout ce que j’ai appris : réseau, communication, sens de l’accueil. Je présente les gens les uns aux autres. Je crée du lien. C’est naturel chez moi.
On sent que la musique occupe une place centrale…
Absolument. Laurent est un fou de musique. On a un grand studio d’enregistrement, des artistes internationaux qui viennent travailler ici.
Et puis il y a l’Arena : notre scène extérieure. Lors de grands événements comme l’Oasis Festival, nous avons accueilli des DJ internationaux. L’ambiance peut devenir très Ibiza : sunset, cabine DJ, danse sous les étoiles.
Mais ce n’est pas un club permanent. La fête est choisie, maîtrisée.

Comment décririez-vous l’expérience client ?
Ce n’est pas un hôtel classique. C’est un lieu de vie.
Nous avons 28 chambres, principalement des suites et pavillons spacieux. Deux villas avec piscine privée peuvent être louées séparément, idéales pour des anniversaires ou des séjours en famille.
Le rooftop offre une vue spectaculaire sur les montagnes de l’Atlas. Au coucher du soleil, c’est sublime. Deux bars, des rideaux blancs, une lumière dorée… Les gens se sentent chez eux, dans un club privé où tout le monde finit par se connaître.
La clientèle est internationale : Français, Anglais, Allemands, Finlandais, Brésiliens. Beaucoup d’artistes, de stylistes, de voyageurs créatifs. Ce sont des profils atypiques, rarement formatés.

Vous parlez souvent d’équilibre entre fête et sérénité.
Oui. On accueille aussi des retraites yoga, pilates, méditation, danse spirituelle. La journée est zen, la nuit peut être festive.
Le spa propose hammam, massages, soins naturels. L’idée est simple : créer un endroit où l’on peut autant se reconnecter qu’exprimer son énergie.

Le lieu peut-il être privatisé ?
Oui, entièrement. Mariages, séminaires, événements privés : à partir de 10 000 € la journée pour l’ensemble des 28 chambres et des espaces (hors restauration).
Nous avons une arche naturelle parfaite pour les cérémonies, l’Arena pour des concerts privés, et des espaces suffisamment vastes pour garantir intimité et liberté.

Que représente Marrakech pour vous aujourd’hui ?
C’est une ville que j’ai vue grandir. Elle change tous les trois ou quatre ans. Elle attire des investisseurs, des créatifs, des fonds étrangers.
Mais au-delà des tendances, ce qui me touche, c’est la lumière, la nature, l’énergie.
Je suis une grande citadine. Paris me manque parfois pour son effervescence culturelle. Mais ici, je trouve le silence, l’espace, le ciel immense.
The Source me permet de concilier ces deux mondes : la ville et la nature, le réseau et le calme.
Informations utiles
The Source Marrakech
Route de l’Ourika, km 10
Marrakech, Maroc
🌐 Site officiel : https://thesourcemarrakech.com/fr/
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