Il y a des collaborations qui relèvent du marketing. Et d’autres, plus rares, qui racontent quelque chose de plus profond : une vision, une époque, une manière d’habiter le monde. Avec le retour du Walter Pak’r, Eastpak et Walter Van Beirendonck signent une pièce à la frontière du design et de l’objet culte.
Dévoilé lors de la Fashion Week de Paris en janvier 2026, ce nouveau chapitre créatif s’inscrit dans une histoire déjà longue de plus de vingt ans entre la marque américaine et le designer belge. Une fidélité rare, presque artisanale, qui donne naissance aujourd’hui à une relecture audacieuse d’un modèle devenu iconique : le Monster Backpack.

À l’origine, en 2004, ce sac à dos à visage expressif — yeux, oreilles, sourire — incarnait déjà l’univers singulier de Walter Van Beirendonck, entre pop culture, humour et critique sociale. En 2026, il revient sous une forme épurée mais toujours radicale. Le Walter Pak’r reprend les codes du Padded Pak’r d’Eastpak, tout en les injectant d’une énergie graphique immédiatement reconnaissable : oreilles pointues, nez triangulaire, sourire denté, le tout dans une esthétique presque totemique.
La nouveauté tient aussi dans la retenue. Trois coloris monochromes — orange, bleu, vert militaire — viennent calmer le jeu sans jamais trahir l’ADN du projet. Une fermeture éclair ton sur ton, presque précieuse, et le label Walterman achèvent de transformer l’objet en pièce signature, à mi-chemin entre accessoire du quotidien et déclaration stylistique.

Car derrière le produit, c’est bien une conversation qui se poursuit. « Faire avancer les idées », résume Isis Buyse, directrice globale des produits Eastpak. Une phrase qui dit tout : ici, le sac n’est pas seulement fonctionnel, il devient support d’expression, prolongement d’une culture visuelle et d’une jeunesse en quête de singularité.
Disponible à partir du 9 mars 2026, le Walter Pak’r s’adresse à ceux qui voient dans un sac autre chose qu’un simple objet pratique. Une pièce manifeste, au sens presque littéral du terme, qui rappelle que le style, lorsqu’il est sincère, commence souvent là où s’arrête la norme.
