DE SHAKIRA À BAD BUNNY : LES CHANSONS QUI ONT MARQUÉ L’ÉTÉ 2026 SELON DEEZER

Le temps du tube de l’été unique, capable de mettre tout le monde d’accord pendant trois mois, semble désormais bien loin. Afropop, électro, variété française, K-pop, reggaeton ou konpa : Deezer dresse le portrait musical d’un été 2026 particulièrement éclectique, marqué autant par les poids lourds de la pop mondiale que par des artistes révélés sur les réseaux sociaux.

« Avec l’essor du streaming et des réseaux sociaux, les pratiques d’écoute musicale ont profondément évolué », observe Alexandre Pipieri, responsable éditorial Pop & Hits chez Deezer. Désormais, plus question d’un seul morceau omniprésent : les succès se multiplient et circulent entre plateformes, radios, playlists et phénomènes viraux.

SHAKIRA ET BURNA BOY AU-DESSUS DU LOT

S’il fallait malgré tout désigner un grand gagnant, Shakira s’imposerait avec “Dai Dai”, enregistré avec Burna Boy. Le morceau est devenu le titre le plus streamé sur Deezer depuis le début de l’été. Portée par une exposition massive à la radio, sur les réseaux sociaux et lors de la Coupe du monde, la chanteuse colombienne ajoute ainsi un nouveau hit estival à une discographie déjà jalonnée de titres populaires comme « Waka Waka » ou « Hips Don’t Lie ».

Autre phénomène de la saison, Mauvais Djo confirme avec “Pilé” après le succès de « Charger » en 2025. Le membre des Triangles des Bermudes réussit même à placer un deuxième morceau, « Maladie », parmi les titres les plus écoutés de la plateforme.

Du côté de la dance, HUGEL et SOLTO revisitent “Bam Bam” de Sister Nancy avec “Jamaican (Bam Bam)”. Déjà très présent sur les réseaux avant l’été, le morceau illustre une tendance désormais bien installée : remettre au goût du jour des classiques en les adaptant aux codes de la production électronique contemporaine.

AYA NAKAMURA, TAME IMPALA ET JENNIE : LE TEMPS DES COLLABORATIONS

Après ses concerts au Stade de France, Aya Nakamura poursuit son impressionnante série de succès avec “Sexy Nana”, enregistré avec La Rvfleuze. Un titre devenu en quelques semaines l’un des morceaux les plus populaires de son répertoire.

Plus inattendue, l’association entre Tame Impala et Jennie de BLACKPINK sur « Dracula » symbolise parfaitement le décloisonnement actuel de la pop. Univers psychédélique d’un côté, puissance de la K-pop de l’autre : le titre s’est rapidement installé dans les playlists et parmi les morceaux les plus écoutés du moment.

La variété française n’est pas absente de cette photographie de l’été. Manon Lisa s’est notamment distinguée avec “Le Petit Pêcheur”. Révélée sur les réseaux sociaux grâce à ses réinterprétations de chansons populaires, l’autrice-compositrice transforme ici une notoriété numérique en véritable succès de streaming.

GIMS TOUJOURS LÀ, OFENBACH REGARDE VERS LES ANNÉES 2000

Difficile également d’imaginer un été français sans Gims. Avec « Soleil », l’artiste poursuit une mécanique à tubes devenue particulièrement efficace ces dernières années, avec un morceau calibré pour les radios et les playlists familiales.

Même logique estivale chez Ofenbach, mais avec un parfum de nostalgie. Le duo français s’est emparé de « Four to the Floor », le succès de Starsailor sorti en 2004, pour lui offrir une nouvelle production électronique. Une recette qui lui a permis de retrouver une place de choix dans les playlists de la saison.

Plus cosmopolite, Naika mêle pop, R&B et influences du konpa haïtien sur “One Track Mind”. Le morceau de l’artiste franco-haïtienne s’est progressivement imposé grâce aux réseaux sociaux avant de rejoindre les écoutes estivales les plus importantes de Deezer.

BAD BUNNY ET LE SUCCÈS QUI DURE

Impossible enfin d’ignorer Bad Bunny. Son titre « Nuevayol » a connu un nouveau souffle cet été, tandis que son album paru en 2025 continue de figurer parmi les projets les plus streamés de la plateforme.

Deezer ajoute également à sa sélection « Melodrama » de Disiz et Theodora, cas légèrement différent puisqu’il ne s’agit pas à proprement parler d’un tube né pendant l’été. Resté près de vingt semaines en tête des écoutes de la plateforme en début d’année, le morceau a simplement refusé de disparaître avec l’arrivée des beaux jours.

La sélection 2026 raconte ainsi moins la domination d’un morceau que l’éclatement définitif du traditionnel “tube de l’été”. Les succès se construisent désormais simultanément sur TikTok, dans les playlists, à la radio ou lors de grands événements, avec des frontières de plus en plus poreuses entre les genres et les générations. Cet été, il n’y aura donc pas eu une bande-son, mais plusieurs.