Henriot Brut Souverain, le goût des belles entrées en matière

Pour les fêtes de fin d’année, Henriot remet sa cuvée signature à l’honneur. Assemblage de 29 crus et de plusieurs années, le Brut Souverain séduit par sa générosité, sa fraîcheur et une complexité qui se dévoile sans jamais rendre la dégustation intimidante.

Il y a un moment particulier dans les soirées de décembre. Les invités viennent d’arriver, les manteaux disparaissent, les conversations commencent à se croiser. Sur la table, les verres attendent encore. C’est à cet instant, avant même de passer au dîner, que le champagne donne le ton. Chez Henriot, le Brut Souverain tient ce rôle avec l’assurance tranquille d’une cuvée historique.

Sa bouteille en donne une première lecture : verre vert profond, coiffe dorée, étiquette claire et typographie classique. Une présentation sobre, fidèle à l’image d’une maison fondée en 1808 par Apolline Henriot. Dans le verre, cette retenue laisse place à une expression généreuse, dont on apprécie d’emblée l’équilibre.

Vingt-neuf crus pour une signature

Le Brut Souverain rassemble 29 crus et les trois grands cépages champenois, chardonnay, pinot noir et meunier. À cette diversité géographique s’ajoute celle des vins de réserve, qui introduisent plusieurs années dans la composition.

Derrière le mot « signature », parfois employé un peu vite, il y a donc ici un véritable travail de construction. Chaque origine participe à un ensemble qui conjugue richesse aromatique et fraîcheur. À la dégustation, cette diversité se traduit par des nuances qui se succèdent avec naturel. Le vin se livre facilement, tout en donnant envie de s’y attarder.

« Henriot Brut Souverain offre une palette aromatique riche et diversifiée qui lui confère une très belle complexité », souligne Alice Tétienne, cheffe de caves de la maison.

Une gourmandise tenue par la fraîcheur

Au nez, les premières notes biscuitées installent une impression gourmande, bientôt traversée par les agrumes. Les fruits à noyaux viennent étoffer l’ensemble, tandis qu’une évocation crayeuse et une touche légèrement fumée apportent du relief. On aime cette manière de passer d’un registre à l’autre sans perdre le fil.

La bouche confirme cette sensation d’équilibre. L’attaque est franche, la matière ronde, mais la fraîcheur reste présente tout au long de la dégustation. Elle accompagne la générosité du vin et lui donne une agréable énergie. C’est ce dialogue qui nous plaît particulièrement : le Brut Souverain possède de la présence, avec une vivacité qui préserve sa légèreté d’allure.

À l’apéritif, il trouve naturellement sa place. On l’imagine accompagner les premières bouchées d’un dîner de fête, lorsque la conversation s’anime et que chacun prend ses marques. Une bouteille dont on peut apprécier les détails, puis simplement profiter au fil de la soirée.

Une maison tournée vers ses terroirs

L’histoire ne s’arrête pas à la date inscrite sur l’étiquette. Avec Alliance Terroirs, projet initié par Alice Tétienne, Henriot approfondit sa connaissance des sols et développe une viticulture de précision, dans une démarche de pérennisation du vignoble champenois. Une attention au terrain qui éclaire le travail d’assemblage de cette cuvée aux multiples origines.

Pour les fêtes 2026, la maison met également en avant la Cuvée des Enchanteleurs 2015, issue de ses six Grands Crus fondateurs. Le Brut Souverain conserve, lui, la place de la signature historique. De cette dégustation, on retient surtout sa gourmandise, sa fraîcheur et cette aisance qui donne envie de le retrouver à une prochaine table.

Henriot Brut Souverain — Prix public indicatif : 45 euros.