Du beurre de homard au caviar osciètre, la maison périgourdine a imaginé douze rendez-vous salés pour son premier calendrier de l’Avent. Dans l’un des 500 coffrets, une boîte dorée invite deux convives à sa table en Dordogne.
Il va falloir faire une place entre le beurre et les cornichons. C’est au réfrigérateur que Caviar de Neuvic a prévu de loger son coffret « Noël Féérique ». L’objet a pourtant de quoi faire de l’effet au salon. Sur le carton noir, les esturgeons s’enroulent pour dessiner un sapin. On déplie le coffret et le même arbre réapparaît, cette fois dans la vitrine de la boutique de la rue de l’Odéon. Adrien Viller et son agence AV Studio ont dessiné ce petit Paris de décembre jusque dans les façades qui encadrent les douze cases.

Les cases se fondent dans le décor comme des paquets au pied du sapin. Le noir et blanc, familier des petites boîtes de la maison, donne à cette scène de fête des airs de gravure.
Douze cases pour faire durer l’apéritif
Une case tous les deux jours et, dans chacune, un produit au format habituel. Au fil de décembre, on pourra étaler du tarama à la truffe sur du pain grillé, faire fondre un peu de beurre de homard sur une pomme de terre chaude ou parsemer un toast de quelques œufs de corégone. Les œufs de saumon de fontaine et le tarama nature côtoient les rillettes aux herbes, les pâtés neuvicois et le pâté de campagne. Une moutarde et une tartufata complètent le plateau. Le confit d’esturgeon, lui, donne l’occasion de goûter la chair d’un poisson surtout connu pour ses œufs.

L’intérêt du format se voit à table. On peut ouvrir un pot un soir de semaine, en sortir deux ou trois quand des amis passent ou garder un pâté pour une grande tablée. La case du 24 décembre a son propre rendez-vous. Elle renferme 20 g de caviar osciètre, de quoi faire circuler quelques blinis quand les premiers verres du réveillon sont servis.
Six des douze produits doivent rester au frais. Le carton entier peut aller au réfrigérateur, mais les cases marquées d’un flocon se détachent. On peut les ranger séparément, encore fermées. Une attention bienvenue au mois où le réfrigérateur commence à se remplir bien avant les invités.
Une boîte dorée et une table en Dordogne
La maison a glissé une boîte en métal doré dans une seule des 500 cases du 24. Le clin d’œil à Charlie et la Chocolaterie se joue ici à table. La trouvaille donne droit à un repas en sept temps pour deux, d’une valeur de 500 €, au restaurant Le Domaine, à Neuvic. Le menu est construit autour d’une boîte de 250 g de caviar Baeri Signature, que la cuisine décline au fil du repas. À la carte du Domaine, l’esturgeon a déjà ses habitudes. Il a notamment été servi en soupe, avec une tartine de beurre de caviar.

Le voyage commence devant une vitrine en carton de la rue de l’Odéon et s’achève entre l’Isle et le Vern. C’est là, en Dordogne, que Laurent Deverlanges a lancé son élevage d’esturgeons en 2011. La maison a repris cette année deux piscicultures à Salses-le-Château, dans les Pyrénées-Orientales. Le salage et l’affinage se font toujours à Neuvic, sur le domaine où seront reçus les deux convives.
En pratique. Calendrier de l’Avent « Noël Féérique », 149 €, 500 exemplaires. Mise en vente en boutique annoncée pour le 9 novembre 2026 à Paris (16, rue de l’Odéon), Bordeaux (14, passage Sarget) et Neuvic (430, route de la Veyssière). Commander sur le site de Caviar de Neuvic.
