Chez JB Martin, l’imprimé vache prend des airs parisiens

Il suffit parfois d’une paire de chaussures pour changer l’humeur d’une tenue. Cet automne, JB Martin mise sur un imprimé vache aux taches noires et brunes, posé sur un fond clair. Un motif que l’on remarque immédiatement, mais qui se prête à plusieurs interprétations : espiègle sur une ballerine, plus sophistiqué sur un escarpin, franchement affirmé sur une bottine.

La maison, fondée en 1921, le décline sur quatre modèles. Kara (125 €) est une ballerine à bout pointu, traversée d’une fine bride. Sa ligne délicate tempère l’audace de l’imprimé : on l’imagine avec un pantalon droit, un jean légèrement raccourci ou une jupe sobre. La chaussure apporte alors juste ce qu’il faut de fantaisie à la silhouette.

Avec Lierre (155 €), le motif gagne en élégance. L’escarpin reprend les codes d’une chaussure de ville, avec son bout effilé et son petit talon. Licol (165 €) pousse l’allure un peu plus loin : cette bottine ajustée, elle aussi perchée sur un talon fin, a quelque chose de plus théâtral. Toutes deux donnent envie de jouer avec les contrastes, entre manteau classique, maille unie et accessoire inattendu.

Otis (229 €) propose une autre lecture de l’imprimé. Sa forme de bottine Chelsea et sa semelle crantée lui donnent une présence plus décontractée. C’est la paire que l’on enfile avec un denim et un grand manteau pour traverser la ville, sans renoncer au plaisir d’un détail qui attire l’œil.

Le charme de cette sélection tient à cette diversité. Un même dessin passe d’une ballerine délicate à une bottine robuste sans raconter tout à fait la même histoire. Chez JB Martin, l’imprimé animalier devient ainsi une façon de s’amuser avec sa garde-robe : une touche de caractère, à choisir selon son humeur et sa manière de marcher dans Paris.