Fabrice Moizan prend les rênes du Bristol Paris

Après plus de dix ans à la tête de l’Eden Rock – St Barths, l’hôtelier devient président et directeur général du palace parisien. Une arrivée qui ouvre un nouveau chapitre pour Le Bristol, tout juste entré dans son deuxième siècle.

De Saint-Barthélemy à la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Fabrice Moizan change de décor sans quitter la famille Oetker Hotels. Depuis le 28 septembre 2026, l’ancien directeur général de l’Eden Rock – St Barths préside aux destinées du Bristol Paris. Il succède à une époque autant qu’il prend un poste : le palace vient de célébrer ses cent ans, et la question est désormais de savoir comment faire vivre un tel héritage sans le figer.

À l’Eden Rock, Fabrice Moizan a traversé l’une des périodes les plus décisives de l’histoire de l’établissement. Aux côtés de ses fondateurs, David et Jane Matthews, puis avec son adjoint de longue date Jean-Alexis Costa, il a notamment conduit sa reconstruction après le passage de l’ouragan Irma. Costa lui succède aujourd’hui à la direction générale de l’adresse caribéenne.

Le luxe dans l’attention

Le parcours de Moizan a commencé à l’Hôtel Barrière Le Normandy Deauville. Au fil des années, il a défendu une idée de l’hospitalité où la précision du service compte davantage que sa mise en scène. Son passage à l’Eden Rock, régulièrement distingué parmi les meilleures adresses au monde, lui a valu d’être nommé Meilleur Hôtelier de l’année aux DUCO France 2025.

Cette conception du luxe trouve un terrain particulier au Bristol. Derrière les codes du palace parisien, l’hôtel revendique une fidélité rare de ses équipes et de ses clients, parfois accueillis d’une génération à l’autre. Fabrice Moizan entend préserver cette familiarité tout en apportant son énergie à la maison.

Son arrivée a aussi quelque chose de personnel. Pierre Ferchaud, qui a dirigé Le Bristol pendant près de vingt ans, fut son mentor. Moizan retient de lui une règle simple : porter attention aux détails et se placer constamment du point de vue du client. Une manière d’envisager le métier qui, dans un palace centenaire, pourrait bien être la plus contemporaine des traditions.