Pour l’automne-hiver 2026, Palladium retrouve GORE-TEX autour d’une collection qui emprunte au vestiaire outdoor sa technicité et à la ville son allure. Des sneakers basses aux boots Pampa, une proposition pour ceux qui préfèrent marcher plutôt qu’attendre l’éclaircie.
Il suffit parfois d’une averse pour mesurer les limites d’une belle paire de chaussures. Un trottoir luisant, quelques pavés glissants, une flaque mal négociée : l’automne rappelle vite que le style se joue aussi au ras du sol. Palladium aborde la saison par ce versant pratique, avec une collection GORE-TEX pensée pour circuler entre les rues et les chemins. Sa devise tient en une injonction : « Don’t check the weather. Go. » Ne plus consulter la météo avant de sortir ? À Paris, l’idée a ses attraits.

La proposition prolonge un dialogue familier à la marque : comment conserver le caractère d’une chaussure d’exploration tout en lui donnant sa place dans un vestiaire quotidien ? Pour l’automne-hiver 2026, la réponse passe par plusieurs silhouettes, réunies autour d’une membrane imperméable et respirante. La protection se loge dans la construction ; le dessin, lui, varie de la sneaker contemporaine à la boot reconnaissable entre toutes.
La sneaker prend le large
Pièce centrale de la collection, l’OFFLITE EVO GTX choisit une tige basse et une silhouette urbaine. Sous cette apparente simplicité, Palladium associe une membrane GORE-TEX à une semelle Vibram, annoncée comme particulièrement amortissante. L’ambition est celle d’une chaussure que l’on enfile le matin sans devoir anticiper chaque détour de la journée.

Proposée à 160 euros dans quatre coloris, elle intègre également 28 % de PET recyclé dans sa tige. Une précision sur les matières qui mérite d’être circonscrite à cette partie du modèle, sans lui faire porter à elle seule un discours environnemental.
À ses côtés, l’OFFLITE EVO MIX GTX joue plus ouvertement la rencontre des registres. Sa tige associe cuir, polyester et matières synthétiques, tandis qu’une semelle Vibram légère complète la protection GORE-TEX. Affichée à 150 euros, elle pousse davantage le vocabulaire du plein air dans le quotidien. On l’imagine avec un pantalon ample et une veste sobre, en laissant à la chaussure le soin d’apporter le relief.
La Pampa garde le caractère
Pour ceux qui préfèrent une présence plus affirmée au pied, la PALLARIDER décline la proposition en deux hauteurs. La version basse, LO GTX, associe une tige en cuir, une protection GORE-TEX et une semelle Vibram, pour un prix conseillé de 180 euros. La MID GTX, à 190 euros, remonte sur la cheville et revendique une allure davantage tournée vers l’outdoor.

Mais c’est la PAMPA SPORTCUFF GTX qui assure le lien le plus évident avec l’identité de Palladium. La boot conserve sa semelle crantée caractéristique, accompagnée ici d’une tige en cuir, d’une membrane GORE-TEX et d’un col rembourré. Déclinée en trois coloris et proposée à 180 euros, elle fait évoluer une silhouette familière par sa construction.
Son intérêt stylistique tient précisément à cette continuité. Avec un jean droit, une maille généreuse ou un manteau long, la Pampa apporte ce léger décalage utilitaire qui donne de la tenue à un ensemble trop sage. Nul besoin de composer une silhouette d’expédition pour lui trouver sa place.
Le goût du détour
À travers cette collection, Palladium défend une idée accessible de l’exploration : elle peut commencer en bas de chez soi. Marcher quelques stations de plus, traverser un parc, prolonger une sortie malgré un ciel peu engageant. La marque prévoit d’ailleurs d’accompagner le lancement de promenades thématiques en ville, dans le prolongement de sa campagne.
Les performances de confort et d’adhérence annoncées demanderont, bien sûr, à être appréciées à l’usage. Sur le terrain du style, la proposition est lisible : des chaussures fonctionnelles dont la personnalité suffit à ancrer une silhouette. Et, peut-être, à donner envie de rentrer à pied.
Collection Palladium GORE-TEX automne-hiver 2026. Prix de vente conseillés : de 150 à 190 euros selon les modèles.
